lundi 2 février 2015



2014 bat tous les records de chaleur


Evolution de la température moyenne (1850-2014) , source : OMM
L’année 2014 est la plus chaude à ce jour  jamais enregistrée. C’est ce que vient de confirmer l’organisation mondiale de la météorologie (OMM).   La  température moyenne de notre planète a ainsi dépassé de 0,57°C   la moyenne calculée pour la période de référence 1961-1990 où elle était de 14 °C. Ce record est proche de ceux enregistrés en 2010 et 2005, années pour lesquelles le thermomètre planétaire avait dépassé respectivement de 0,55°C et 0,54°C cette moyenne. Un très léger écart à la limite de la précision des mesures. 

L’Organisation mondiale note surtout que cette température s’inscrit dans une tendance qui ne se dément pas depuis ces quinze dernières années. « Notre siècle compte 14 des 15 années les plus  chaudes. Nous tablons sur une poursuite du réchauffement mondial, a précisé le secrétaire général de l’OMM Michel Jarraud. La tendance globale au réchauffement est plus importante que le classement de telle ou telle année ». « En 2014, les vagues de chaleur record associées à des pluies torrentielles et des inondations dans plusieurs pays ainsi que des sécheresses dans d’autres sont conformes aux prévisions (des climatologues) » a-t-il ajouté.  

Ce record de 2014 est atteint alors que El Nino a été très faible. Ce phénomène qui survient dans le Pacifique est parfois si puissant qu’il peut réchauffer fortement la température planétaire. C’est d’ailleurs ce qui s’était passé en 1998, seule année la plus chaude dans la série restreinte des dix années record enregistrées à ce jour. Cela renforce l’interprétation de cette température exceptionnelle de 2014 comme étant un des impacts durables du changement climatique lié à l’activité humaine.

Mais El Nino n’a sans doute pas dit son dernier mot : Le centre de prédiction climatique (CPC) du service météorologique et océanographique des Etats-Unis (NOAA) prévoit un véritable El Nino pour 2015, ce qui ferait bondir la température de l’année à venir.

L’OMM publie cette analyse dans la perspective des négociations annuelles sur le changement climatique, qui ont lieu à Genève du 9 au 14 février et qui aideront à la préparation de la conférence Paris Climat 2015.  

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