vendredi 19 septembre 2014

Et si la sécurité alimentaire mondiale dépendait de la biodiversité chinoise ?


Des chercheurs chinois (Institut de botanique, Académie chinoise des sciences, Université chinoise d'agriculture, Pékin) et britanniques (Université de Birmingham) ont identifié en Chine 871 espèces de plantes sauvages qui pourraient se révéler cruciales pour l'alimentation humaine car elles ont de grandes capacités d'adaptation notamment au changement climatique.

Cette caractéristique pourrait être transférée par croisement aux 28 plantes de culture d'importance mondiale dont elles sont génétiquement proches comme le riz, le blé, le soja, le sorgho ou le millet. Ces plantes cultivées largement issues aujourd'hui de semences "industrielles" ont depuis longtemps perdu cette caractéristique au bénéfice d'une grande productivité, mais qu'il pleuve trop ou qu'une sécheresse persiste et la récolte se trouve compromis. Tout comme les rendements qui ne sont pas au rendez-vous.

Quarante-deux de ces espèces sauvages inventoriées ne se trouvent qu'en Chine et 17 % d'entre elles sont menacées d'extinction. Les espèces qui doivent être prioritairement préservées ont bien été identifiées, mais les chercheurs en appellent aujourd'hui à une politique de conservation in situ, c'est-à-dire dans la nature pour s'assurer que les caractéristiques de résilience ne soient pas perdues pour toujours. C'est à ce seule prix qu'elles resteront disponibles pour améliorer les plantes de culture qui constituent l'essentiel de l'alimentation mondiale.

En espérant que ces ressources génétiques ne deviennent pas la propriété de quelques grands groupes mais qu'elles restent libres de droit pour le bénéfice de l'ensemble de l'Humanité. Le maintien de la biodiversité chinoise pourrait ainsi devenir vitale pour l'espèce humaine. Une raison supplémentaire pour y porter toute l'attention nécessaire.

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