mardi 30 septembre 2014

L'OCDE dénonce les politiques fiscales de ses Etats membres en faveur de l'automobile et du diesel 

 


Crédit epsos.de, licence Creative Commons
On savait que les automobiles étaient préjudiciables à la santé et à l’environnement. L'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) confirme qu’elles sont aussi responsables de gaspillages de l’argent public. C'est la conclusion de deux études, l'une  sur les avantages fiscaux  en faveur des véhicules de société et l'autre sur la fiscalité en faveur du Diesel que vient de publier l’organisation internationale. Ainsi, la fiscalité allégée liée aux véhicules de société équivaut à une subvention moyenne de  1600 euros par véhicule et par an ! Avec des disparités il est vrai puisque cette subvention déguisée ne serait que de 57 euros au Canada mais de 2 763 euros en Belgique.  Le manque à gagner annuel est colossal : 28 milliards pour les 28 Pays étudiées (dont l’Afrique du Sud qui est en dehors de l’OCDE).  L’OCDE chiffre par ailleurs le coût social et environnemental de la voiture. Vertigineux ! Il s’élève chaque année à 116 milliards d’euros. La note est plutôt salée !

Mais ce n’est pas tout. L'OCDE montre aussi que les véhicules diesel sont particulièrement choyés en dépit de leurs impacts notamment sur la qualité de l’air et la santé. Ainsi, 33 des 34 pays de l’OCDE donnent l’avantage au gazole qui est taxé moins que l’essence. Une aberration ! Les études scientifiques se sont multipliées ces dernières années pour dénoncer la dangerosité de ce carburant pour la santé. Il est notamment responsable de l’émission de microparticules qui se fixent dans les poumons et provoquent des maladies respiratoires dont le cancer. 


En juin 2012, l’organisation mondiale de la santé (OMS) a ainsi classé comme cancérigène les gaz d’échappement des véhicules diesel. "Les preuves scientifiques sont irréfutables et les conclusions du groupe de travail ont été unanimes : les émanations des moteurs diesel causent des cancers du poumon, a alors déclaré le Dr Christopher Portier qui présidait le groupe de travail de l’OMS. En 2006, l’OMS a chiffré l’impact annuel sanitaire des microparticules : 350 000 morts prématurés en Europe et 42 000 en France.


Ce rapport de l’OCDE fait écho en France à celui de la Cour des comptes de mars 2013. L’institution avait alors critiqué le cadeau fiscal fait aux véhicules diesel qui s’élevait en 2011 à 7 milliards d’euros.


On ne saurait taxer l’organisation internationale d’être mue par une quelconque idéologie environnementaliste. Il n’empêche : elle demande dans son communiqué de presse « aux pouvoirs publics de cesser de subventionner les véhicules de société et de supprimer progressivement l’avantage fiscal en faveur du gazole ». M. Simon Upton, directeur à la Direction de l’environnement de l’OCDE en appelle aux Etats qui « devraient cesser d’offrir des incitations financières en faveur du recours à la voiture et au carburant à l’empreinte environnementale lourde ». Et l'OCDE de conclure : "cette mesure serait bénéfique à la fois aux finances publiques et à la qualité de l'air". Un pari gagnant gagnant en somme.




La fonte des glaces de l’Arctique n’arrêtera pas le Gulf Stream


Le Gulf Stream et la dérive Nord Atlantique qui le prolonge
Crédit Andrew Ryshkov et NOOA, licence Creative Commons
Depuis 1950, les mers nordiques de Norvège, du Labrador et du Groenland sont de moins en moins salées. Longtemps, les chercheurs ont suspecté la fonte des glaces de l’Arctique d’en être la cause en apportant des eaux douces. Une étude  réalisée par des chercheurs du Centre Bjerknes de recherche pour le Climat (Bergen, Norvège)  et publiée dans le numéro du 28 septembre de Nature Geoscience vient de montrer qu’il n’en est rien. 

Les scientifiques  ont analysé les données disponibles depuis 1950 et ont conclu que ce changement des mers nordiques est lié à un apport moindre en sel des eaux charriées par la dérive Nord Atlantique. 

Ce courant qui prolonge le Gulf Stream en Atlantique Nord participe d’une grande boucle mondiale des eaux océaniques.  Un grand tapis roulant qui apporte les eaux chaudes des tropiques vers l’Atlantique Nord. Là devenues froides et très salées, elles s’alourdissent  et plongent dans les grandes profondeurs océaniques pour remonter en surface grossièrement dans l’Océan Indien et l’Océan Pacifique. Elles  poursuivent ensuite leur voyage le long de côtes Africaines puis du Sud-est des Etats-Unis pour rejoindre au final l’Atlantique Nord, bouclant ainsi leur tour du Monde. Cette grande circulation, appelée aussi circulation méridienne, est fondamentale pour le climat de la Terre car elle permet des échanges de chaleur entre les eaux tropicales et celles des hautes latitudes. C'est grâce à elle également que du CO2 atmosphérique est piégé durablement dans les profondeurs océaniques.

Jusqu’à présent, la crainte des scientifiques était que la fonte des glaces de l’Arctique  n’apporte une quantité d’eau douce telle qu’elle puisse faire baisser la salinité des mers nordiques au point que  la plongée des eaux,  devenues trop légères, ne soit plus possible. La conséquence serait le ralentissement, voire l’arrêt de la grande circulation océanique que le cinéma américain a mis en scène dans un film catastrophe « Le jour d’après ».

Les chercheurs norvégiens ont confirmé les conclusions de l’analyse des données d’observation  par des simulations numériques. Reste à savoir pourquoi la salinité des eaux du Gulf Stream varient. Ce n'était pas l'objet de cette étude, mais d'autres recherches ont montré que ce phénomène est principalement liée à l'augmentation des précipitations dans l'Atlantique Nord (sans doute en lien avec le changement climatique).

La conclusion principale des travaux du Centre Bjerknes  est donc que la circulation océanique mondiale est finalement assez insensible à l’apport d’eau douce en Arctique.  Ce n'est donc pas la fonte des glaces dans cette région de la planète qui pourra arrêter la circulation océanique mondiale.  L'étude des Norvégiens contribue en outre à améliorer la compréhension du Gulf Stream et de son rôle dans le climat.

lundi 29 septembre 2014

Qualité de l’air intérieur des crèches et des écoles maternelles : un rendez-vous manqué




La mauvaise qualité de l'air intérieur entraîne allergies et maladies respiratoires
Crédit : David Gaborit, Licence Creative Commons

S’en est fini pour le moment de l’obligation des structures qui accueillent des enfants de moins de 6 ans (crèches, écoles maternelles) de surveiller les polluants de l’air. C’était le gouvernement de François Fillon qui avait instauré cette obligation à travers deux décrets parus fin 2011 et début 2012. La Ministre de l’Energie et de  l’Ecologie, Mme Ségolène Royal,  vient de décider de repousser cette mesure qui devait être mise en application le 1er janvier 2015. Cette obligation avait suscité l’inquiétude de nombreux maires. La Ministre indique dans son communiqué de presse qu’elle « les a entendus et met en place une décision simple et pragmatique qui concilie qualité de l’air et simplicité des actions. »  Exit donc l’obligation remplacée par un guide de bonnes pratiques, un simple poster en fait qui donne quelques conseils simples. 

 La mesure concernait quelques 9 000 crèches et 17 000 écoles maternelles. Elle exigeait la surveillance de trois substances indicatrices de la qualité intérieure de l’air et de son confinement : le formaldéhyde (émis par certains matériaux de construction, les colles et le mobilier... et irritant pour les voies respiratoires), le benzène (cancérigène et produit de la combustion – dans une école des voitures des axes routiers proches et des parkings ) et le dioxyde de carbone (sans effet sur la santé aux taux habituels, mais représentatif du niveau de confinement des locaux). Les moyens d’aération devaient être également évalués par un organisme agréé, les systèmes de ventilation bien sûr mais également les ouvrants, les portes et les fenêtres. En clair : il s'agissait de vérifier la présence des fenêtres et leur facilité d’ouverture. 

La grogne des collectivités locales avait été suscitée par le cumul de la mesure avec la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, par le coût des évaluations estimées entre 2 000  et 3 000 euros et par un manque d’information. "Cette règlementation est intéressante (...) mais ni l'Education nationale, ni les collectivités territoriales n'ont été informées, ni saisies de la chose", a ainsi déclaré la présidente de l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, Andrée Buchmann, lors d'une conférence de presse à Paris. Etait également visée par la protestation des maires l’obligation - jugée absurde - de vérifier les ouvrants par un organisme agréé Cofrac, comité chargé de délivrer les accréditations des organismes chargés d’évaluation. Cette mesure a pourtant été assouplie par un décret signé par le Conseil d’Etat mais pas encore publié.

Dans le Figaro du 26 septembre dernier, le Professeur Brigitte Fauroux, pneumologue à l'hôpital Necker, juge cet abandon «dommage. Il faut tout faire pour prévenir l'appareil respiratoire des enfants". Jusqu’à 2 ans, le nombre d’alvéoles des poumons passe de 50 à 300 millions et chacune d’elles s’agrandit ensuite. Ce sont donc des âges particulièrement sensibles durant lesquels la qualité de l’air intérieur est primordiale (voir le bulletin de l'Observatoire sur les campagnes de mesures dans les écoles ).  Surtout que la moitié des enfants de cet âge passent en moyenne 20 % de leur temps dans ces structures. La mauvaise qualité de l’air intérieur entraîne des allergies et est responsable d’ «une augmentation de la fréquence des maladies respiratoires », comme le rappelle dans la même édition du journal, le Dr Suzanne Déoux, médecin ORL et spécialiste de la santé dans le bâtiment. Dommage que ce rendez-vous avec la santé des enfants soit raté. Espérons qu’il ne soit que reporté et non pas abandonné, mais les prochaines échéances électorales ne seront peut-être pas propices à ressortir l’application d'un tel décret avant longtemps. En attendant, le bon sens doit de toute façon s'imposer à tout le personnel des crèches et des écoles maternelles en diminuant les sources de pollution et en renouvelant l'air aussi souvent que le nombre d'enfants et d'adultes l'exige.

dimanche 28 septembre 2014

Sommet Climat de New-York : une alerte pour Paris 2015

(voir également post du 21 septembre 2014)

La marche pour le Climat à New-York le 21 septembre dernier
Crédit CAN International, Licence Creative commons
Le Sommet sur le Climat qui s’est déroulé le 23 septembre dernier à New-York s’est hélas terminé comme les observateurs de la société civile le craignaient. C'est-à-dire sans aucune avancée significative ou presque qui permettrait de laisser un espoir pour la Conférence de Paris sur le climat en 2015.  C’est alors que les Etats devront prendre des engagements clairs et chiffrés pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre  à la hauteur des enjeux climatique et tenter ainsi de limiter le réchauffement climatique à 2°C.

C’est vrai : New-York aura permis de recueillir pour le Fond Vert promis à Copenhague en 2009 2,3 milliards de dollars, dont un milliard provenant de la France. Ce fond doit aider les pays en développement à se développer avec moins d’impact pour l’environnement et notamment pour le climat. Mais le compte n’y est pas puisque ce fond doit s’élever à 10 milliards d’ici fin 2014 et 100 milliards en d’ici 2020.  C'est vrai  : les chefs d’Etat qui ont défilé à la tribune à New-York ont assuré qu’ils avaient l’intention de lutter activement contre le changement climatique. Et Barak Obama lui-même a appelé à conclure un accord ambitieux à Paris en 2015,  reconnaissant également la « responsabilité particulière des Etats-Unis » dans le changement climatique. C'est vrai :  la Banque mondiale a annoncé l’initiative de 73 Etats et grande villes et de mille grandes entreprises pour réduire leurs  émissions de CO2. Et, les banques privées se sont également engagées à émettre pour 20 milliards d’obligations « vertes », des greens bonds. Celles-ci doivent permettent de financer des projets bas carbone et des projets liés aux énergies renouvelables. 

Tous ces points sont des signes positifs, mais l’impression globale du Sommet est cependant plutôt un sentiment de grand flou et d’annonces qui n’engagent encore personne. Sans vouloir jouer les prophètes de mauvais augures, cela ne laisse malheureusement rien présager de bon pour le sommet de Paris en 2015. Bien sûr ce sommet de New-York très médiatisé et souhaité par le secrétaire général des nations-unis ne faisait pas partie du round des négociations officielles. Son objectif n’était donc pas d’aboutir à un accord des Etats. Mais il a permis tout de même de prendre la température du niveau d’engagement des Etats et des acteurs privés en particulier les entreprises dans la lutte contre le changement climatique. Résultat pour le moment : plus de paroles que d’actes. Les pays émetteurs de CO2 risquent fort de ne pas s’engager à réduire leurs émissions de façon aussi drastique que l’urgence climatique l’exige. Et les pays du Sud ne s’impliqueront pas si le Fond Vert est désespérément aussi faible.  La prochaine grande réunion qui se tiendra à Lima en décembre prochain, sera cette fois bien un lieu de négociation. Plus technique et sans la présence des chefs d’Etat, elle sera sans doute moins médiatisée et ne suscitera pas de tels effets d’annonce bien qu'elle soit plus importante. 

Un espoir existe toutefois. Il est venu de la société civile dont la mobilisation aura marqué ce sommet de New-York.  La marche pour le climat du 21 septembre a ainsi fait descendre dans la rue plusieurs centaines de milliers de personnes de part le monde.  On peut parier que la société civile  restera particulièrement active dans les 15 prochains mois. Le sommet New-York aura ainsi jouer un rôle moins attendu, celui d'un signal d'alerte pour mobiliser tous les citoyens . Ce sont eux qui pourront faire pression sur leurs Etats afin d'éviter que Paris 2015 ne soit un échec.

lundi 22 septembre 2014

Manchots recherchent volontaires


Une photo prise par les appareils automatiques du projet Penguin Watch
Devenez un scientifique citoyen en aidant les chercheurs à examiner plus de 300 000 photos de manchots de plus de 30 colonies de l’Océan austral prises par des appareils autonomes.  Le projet Penguin watch dirigé par l’Université d’Oxford vise à surveiller la santé des colonies de manchots de l’Antarctique. Penguin watch rassemble également des chercheurs australiens de Australian Antarctic Division.  Pourquoi une telle opération ? Car les populations de plusieurs espèces de manchots semblent décliner rapidement à mesure que le rétrécissement de la glace de mer - lié au changement climatique - menace la production de leur nourriture, le krill. 

« La plupart des colonies de manchots sont si éloignées et leur environnement est si hostile que le moyen le plus pratique de les étudier est de laisser des appareils automatiques pour les photographier » explique Tom Hart du département de zoologie de l’université d’Oxford. Et les données recueillies fourniront de précieuses informations sur le comportement des manchots et leur reproduction et permettront d’apprendre aux ordinateurs à détecter très en amont des signaux d’alerte qui indiquent le déclin de l’espèce. Mais comment traiter un nombre aussi gigantesque de photos ? Grâce aux citoyens volontaires. En retour, les chercheurs en herbe  pourront intégrer une communauté d'internautes également citoyens chercheurs, discuter des images et s’informer sur les recherches auxquelles ils participent à travers un blog Penguin Lifelines. Déjà plus de 5 000 volontaires scrutent les photos de manchots sur leur ordinateur. Pourquoi pas vous ?

dimanche 21 septembre 2014

Sommet Climat de New-York : priorité à la finance et aux acteurs privés



Dans deux jours, le 23 septembre s’ouvrira à New-York le sommet Climat organisé par le Secrétaire général des Nations-Unis, Ban Ki Moon. Un évènement où vont se retrouver  plus de 120 chefs d’Etats (dont Barak Obama et François Hollande) et de gouvernements. Il devrait permettre de préparer la grande conférence (COP 21) qui se tiendra à Paris en décembre 2015. L’objectif avoué est d’éviter que ne se renouvelle l’échec du précédent grand sommet climatique à Copenhague en 2009. L'intention est louable. Pour Ban Ki-moon, «il est urgent d'agir : plus nous attendons, plus nous le paierons en vies humaines et en argent perdu».

Mais pour l’heure, les Etats ne semblent pas prompts à prendre des engagements chiffrés et contraignants de réduction de gaz à effet de serre, ni à mettre sur la table des budgets significatifs pour lutter contre le changement climatique et permettre aux pays de s’adapter au changement en cours et à venir. Les caisses du  Fond vert Climat sont pour le moment quasi vides avec seulement 55 millions de dollars. Ce fond destiné à soutenir la lutte contre le changement climatique et lancé par l'ONU en 2009 doit en principe atteindre 100 milliards en 2020. L'objectif est encore très loin !

Les 400 jours qu’ils restent avant Paris 2015 suffiront-ils pour convaincre les Etats de parvenir à un accord ? Avant cette date,  un autre rendez-vous   est prévu pour les négociateurs dans un peu plus de deux mois avec une conférence intermédiaire à Lima (la COP 20). On veut croire Bill McKibben l'une des figures les plus écoutées du mouvement environnementaliste américain dont la journaliste Laurence Caramel rapporte les propos dans Le Monde du 20 septembre : "Un accord est encore possible s'il y a un mouvement assez fort à travers le monde pour qu'à Paris, les gouvernements aient peur de revenir  chez eux les mains vides."

Pour l’heure, les actions prévues ne semblent pas à la hauteur des enjeux  climatiques. Le sommet de New-York devrait donner toute sa place à la finance carbone, aux mécanismes de marché, aux partenariats publics-privés et aux initiatives volontaires. Plus de 250 chefs d'entreprises dont Lafarge, Veolia et EDF seront présents au Sommet. Elles seront directement concernées pour tenir les engagements pris de réduction de gaz à effet de serre. En outre, les marchés qui s'ouvriront pour faire face à ces engagements pourraient se révéler très intéressants comme ce fut le cas en France pour le secteur de l'éolien.

Ce déséquilibre entre les acteurs privés, l'importance donnée à la finance et le faible engagement des Etats suscite l'inquiétude de la société civile. Ainsi, dans un communiqué, l’association française CCFD-terre solidaire pointe du doigt le risque que les propositions faites ne répondent pas « aux enjeux  de justice climatique, de transition, écologique et sociale et de solidarité nationale et internationale ». L’association donne pour exemple le lancement qui sera fait par Ban Ki Moon à New-York de l’Alliance globale pour une Agriculture intelligent face au climat. Sur le papier, le projet semble vertueux. « L’agriculture intelligente » vise à réduire l’impact de l’agriculture sur le climat, à améliorer la sécurité alimentaire et à contribuer au développement du pays. Mais on le sait, le diable se cache dans les détails. Pour le moment, le concept demande à être clarifié pour que chacun puisse juger de son intérêt (voir l’analyse faire par la Coordination Sud). Il ne met par exemple aucunement l’accent sur le soutien à l’agriculture familiale qui pourrait permettre de répondre aux enjeux de sécurité alimentaire, d’équité sociale et de durabilité environnementale et à l’agroécologie qui vise notamment à réduire les impacts environnementaux de l’agriculture.

La société civile se mobilise pour faire entendre sa voix et faire des propositions à New-York. Déjà ce week-end avait lieu dans les plus grandes villes du monde (New-York, Paris, Berlin, Bogota …) des marches pour le climat qui ont réuni des centaines de milliers de manifestants. Quelques 160 lauréats de prix environnementaux ont en outre publié un appel « aux fondations et aux philanthropes du monde entier » pour qu'ils mobilisent « leur fond financier de façon urgente » pour lutter contre le changement climatique. Espérons qu’ils soient entendus.